D'après le carnet de voyage de Seb et quelques annotations d'Elo

Arequipa (12 septembre 2011)


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Au petit matin, on se réveille avec le soleil.

La route Panamericana passe dans des gorges étroites et pendant la nuit, on est passé de 600m à 2400m d'altitude. On n'en ressent aucun effet.
Le route est encore assez longue, surtout que ça monte encore et qu'il y a toute une colonne de poids lourds à dépasser. Ce la devient très long et notre estomac réclame le petit déjeuner !
 
 
 

Ce n'est qu'aux environs de 9h30 que le bus nous dépose au terminal terrestre d'Arequipa. C'est gigantesque. Chaque compagnie y a un comptoir (au moins 1 !), on se croirait presque dans un petit aéroport. Même pour récupérer ses bagages, il faut attendre au comptoir et donner son numéro de réservation.
Enfin nos sacs sur le dos, direction centre-ville pour un bon petit déjeuner !
Mais un détail, qui a son importance, a failli nous échapper : il nous faut réserver nos billets pour rejoindre le cañon de Cotahuasi. On trouve alors l'agence qui nous vend 2 billets pour le jour-même, départ 16h pour une arrivée entre 2 et 3h du matin !
Du coup, nos sacs sont enregistrés, et on les laisse sur place.

Enfin, nous quittons à pied le terminal pour rejoindre le centre-ville. En demandant notre chemin à un agent de police municipale, elle nous fait comprendre qu'il y a 3h de marche ! Il nous faut alors un taxi pour 3,5 NS qui nous dépose sur la Plaza de Armas, où tout un côté est réservé à la Cathédrale, tout en longueur ! C'est curieux et c'est un bâtiment remarquable.
 

Pas très loin de cette place, on trouve, grâce au Routard, une boulangerie, faisant petit déjeuner, dans une superbe cour datant de l'époque coloniale. La façade du bâtiment donnant sur la rue est bleue-royale, alors que l'intérieur de la cour est en pierre volcanique blanche d'Arequipa. Le petit déjeuner est encore très bon et on a le plaisir de goûter au jus de papaye !

Après s'être remplis le ventre, direction le centre-ville pour changer quelques €uros en Nuevos Soles, et surtout retrouver le musée archéologique de la ville. Après quelques détours, car très mal indiqué, on trouve enfin ce petit musée très riche en objets divers des cultures Inca, Nazca et autres. De plus, c'est totalement gratuit. Seul regret : l'interdiction de prendre des photos ; quel dommage, les poteries sont très bien conservées mais les plus incroyables sont les objets en bois et surtout les textiles de grande qualité, notamment un bonnet Quechua revêtu de plumes tout en couleurs ! Le musée renferme également une momie très bien conservée, on peut y voir ses ongles et sa peau.

Après cette visite, on part en direction d'un supermarché pour y faire des provisions car la prochaine soirée se passera dans le bus. On n'y trouve pas grand chose...

Mais déjà l'heure tourne et il nous faut trouver un restaurant. C'est chose faite grâce encore au Routard ! On s'installe sur une terrasse située dehors, sous une toile tendue, au fond d'une courée. C'est très simple, calme, et pour la digestion, un hamac se tient prêt à nous bercer ! En fait, c'est un restaurant, tenu par un couple d'Allemand engagés, qui finance en partie un programme de soutien aux enfants défavorisés.


L'après-midi, on retourne dans le Centre, quelques photos de la Cathédrale avec en toile de fond le "Mitsi", volcan surplombant la ville avec une couronne de neige à son sommet. On essaie de trouver des sandwichs pour le soir mais à part quelques fast-foods...
 

 


On s'éloigne alors de Centre et on veut rejoindre la gare de bus à pieds. Le hic, sans plan précis, c'est que l'on se retrouve dans les bas-quartiers, pas vraiment rassurants mais on parvient, grâce à quelques policiers municipaux, à retrouver le chemin. Ce n'est pas en 3h mais en moins d'1h que l'on arrivera au terminal. Mais toujours pas de sandwichs ! On décide alors d'acheter des galettes de pain...!

Bientôt 16h, le départ pour Cotahuasi est imminent mais nous n'avons pas payé la taxe du terminal et il y a une longue file. C'est dommage d'avoir eu tout ce temps et de ne pas l'avoir su ! Heureusement, tout s'est passé très vite et nous voilà dans le bus, assez sommaire, pas très récent mais équipé tout terrain : le dernier tiers de la route n'es pas asphalté, c'est de la piste.
Dans le car, nous sommes rangée de gauche près de la TV du centre. On aura droit à quelques films en espagnol.
Durant ces 10h de route, il fera noir rapidement et on assistera au spectacle nocturne donné par la pleine lune. Plusieurs arrêtes sont prévus, dont un où je descends faire quelques pas pour me dégourdir les jambes. Un Hispanophone me demande si je suis français car j'en ai le profil ! Il a l'air sympa et me demande si je vais à Cotahuasi et pour combien de temps. Puis on remonte dans le bus pour les dernières heures.
Effectivement, quand on est sur de la piste, ça bouge dans tous les sens. Surtout que les chauffeurs n'hésitent pas à appuyer sur le champignon, même en pleine montagne ! On a forcément beaucoup de mal à s'endormir avec ce bruit infernal et ce vacarme terrible, mélangé aux tremblements du car. Il faudra attendre 2h du matin pour franchir le col de 4000m et d'apercevoir tout en bas d'un cañon, les quelques lumières de nuit du village de Cotahuasi. Il reste alors 1h de descente directe.

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